RAS

RAS


Ce soir ou demain, après tout.

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 12:23

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 15:12

Allez vous faire foutre.

Allez vous faire foutre.
Cauchemars à volonté. Comme une décharge de souvenirs, se vidant dans les creux de mes bras. Vous me faites rire; avec vos sourires, vos rires sonnant tout aussi faux que les miens. A vouloir vous cachez derrière des mots, des silences. Oui, tout va bien, non pourquoi tu penses ça ? Je m'amuse. Oui, approfondir les plaies existantes & arracher les croutes comme une gamine. C'est moche, horrible, oui. J'aime pas ça. Comme les larmes qui s'accumulent au fond de ma gorge; pour former une espèce de boule. Promet-moi, jure-le, regarde-moi dans les yeux. C'est bien mignon les promesses; un masque oui. On répond affirmativement, tout doucement avec le plus de conviction possible dans la voix, tout en sachant qu'ça changera rien. J'me suis bien barricadée avec ma solitude. On joue aux cartes ensemble, tard le soir dans mes cauchemars peuplé de sang et de violence jusqu'à l'extase. Les draps étaient beaux, tachés dans les coins. Tout est dans la machine à laver; souvenirs, bonheur délavé. Mais oui, promis-juré, demain j'irais mieux; demain j'arrêterais; demain je t'aimerais un peu moins fort. Je n'ai plus peur, tu sais. J'commence à contrôler mes gestes, à être plus précise & à moins taper dans le vide. Oh, tu sais il y a bien longtemps qu'j'ai vendu ma mélancolie contre un paquet de clope. Oui, mais on s'en fout. Promis-juré-je-te-regarde-dans-les-yeux, j'arrêterais. J'arrêterais un jour, un jour où je ne serais plus.

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 18:07

Modifié le samedi 07 novembre 2009 06:50

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__La salle remplie à rapport. Les basses poussées à bout & les corps s'entrechoquant. Elle était assise sur une chaise, à l'écart de cette masse d'Humain. Il y avait les autres et Elle. Ses doigts tremblaient, elle n'avait qu'une envie. Laisser ces idiots à leurs vie de merde & aller s'enfiler un rail. Elle riait, après tout, une fois ce gros con de dealer arrivé, plus de problème. Elle s'enfermerait au toilette & hop c'était partit. Ces soirées la dégoutaient, elle en sortait toujours dans un état pitoyable. Au pire, elle s'endormirait dans les toilettes publiques. C'était bien, ça choquait les autres. Un garçon, d'un état déplorable, agrippa son bras & lui murmura qu'elle en avait envie, non ? Elle le dévisagea d'un air dédaigneux. Envie, elle. L'envie l'avait bien quitté depuis longtemps. Celle d'essayer de vivre, survivre. Alors envie d'être avec lui. « Oh mais oui, je n'attendais que ça ! » Murmura-t-elle, avant de le quitter & d'aller en finir avec cette merde. Avoir envie. Oui, elle avait envie ; envie d'en finir d's'ouvrir les veines jusqu'à l'extase, l'extase de quitter cette pseudo vie. Elle aperçut le reflet de son visage dans la glace. Du sang qui coulait de la narine droite, & un regard vitreux. Les cheveux impeccables, & des cernes à rallonge. Elle se fit un sourire ; le dernier & retourna dans la foule. Elle ne laissa rien paraitre, jouant la comédie à ravir, à vous faire sourire. S'agitant, dansant, criant comme les autres. Petite marionnette, si naïve. Elle couru après un taxi, chanta faux & vacilla sur ses haut tallons, comme les autres. La porte de son appartement grinça, & sa lame retrouva seule son chemin. Glissa le long de ses veines, & en fini assez rapidement avec le poignet droit. « Ce n'était rien, rien qu'un jeu. Dors, le mal est passé, ça ira mieux demain ... » se murmurait-elle. Il n'y eut jamais de lendemain.

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 15:42

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 04:59

Preteur de b0nheur, cinquiéme ruelle à droite.

Preteur de b0nheur, cinquiéme ruelle à droite.


___J'ai ton nom qui s'balade entre mes os. Coincé au détour de mon dos, entourant mes veines. S'insufflant entre mes poumons. Ton rire qui résonne entre les éclats de voix, qui déchire mes convictions. Les souvenirs qui arrachent la peau, & laisse les plaies béates. Les griffures zébrant le bras gauche qui s'accumulent, les souvenirs qui s'amassent. L'bonheur, version masque à se perdre dans le fils de ses pensées. Perdu entre les doigts d'une main, à chercher ta silhouette au détour des draps blancs. Sous cette cape noire ton rire qui s'effiloche, qui s'envole. Le sang coule, les souvenirs restent tapis dans l'ombre.

# Posté le mercredi 07 octobre 2009 15:59

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 04:59

SOLD

SOLD
L'amour c'est de l'arnaque, un beau vendeur de pacotille,oui. Qui te prend par la main & te vante tel et tel mérite, vertu de ce doux breuvage illusionniste. Oui m'sieur, dame ! Ça remplit votre estomac de papillon & égaye votre vie. Quelques mots dans le creux de l'oreille, un ou deux bisous & hop ! Roulé le client ! Semé, étonné, inconscient. Pour un peu il embrasserait les passants. Le client est heureux; les poches du vendeur remplies. C'est bien beau tout ça, mais pas assez réel malheureusement. L'amour s'use comme une pointe de pastel; on appuie un peu trop & tout se tache. Les mots s'usent, sonnent creux & les bisous ne trouvent plus leurs chemins. Le vent se lève & sème la discorde. Le bancal château de carte s'effondre. Le client, effrayé, retire ses pions. Mauvaise stratégie ... Enfin, non ! C'est d'sa faute, ouais, elle embrassait mal ! On se protége comme on peut, tout en sachant que ça restera un des plus beaux souvenirs à repasser en boucle. Le client à perdu; sa sacoche de souvenirs pleine à rapport ... L'amour c'est bel & bien de la pacotille. & en amour il n'y a ni Solde, ni Promotion ...

# Posté le samedi 26 septembre 2009 05:54

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 11:06



Ça brille dans tes yeux. A gauche, un éclat de rire, un éclat de rien. Pose-moi tes pastels sur la moquette, avec tes croquis. Le bout du noir est bien attaqué. Noir & blanc comme ton sourire à l'envers. Viens on va semer ton malheur, brûler ta peine & exploser la malchance. On va gribouiller sur les murs; raviver l'éclat dans tes yeux. Les apparences, c'est beau ça brille. On s'y perd, s'y cache. C'est tellement simple. Double six, triple mise. Apparence, apparence.C'est classe. Pour ne pas dire un masque. Service Bonheur Apparence Bonsoir ! Prend tes pastels finalement, oui tous sauf le noir. Fourre tout ça dans un sac, marche sur tes lacets, mais fait vite on a le malheur d'un monde à colorier ...



# Posté le mardi 25 août 2009 16:17

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 11:06

Piccture

Piccture
Une ruelle. Des vieux journaux se baladant au gré du vent. Les murs recouverts d'affiches, & de reste de sang séché, surement le reste d'une guerre nocturne. Des miaulements de chats en chaleurs & des cris venant de la fenêtre numéro 6. La voisine, elle & son mari, ça va plus. On dira ça comme ça. Un vieux fouillant les poubelles, à la recherche d'un petit fond de bouteille pour égayer sa fin de journée. Sur le côté gauche, il y a une belle rangée de poubelles, dégageant un parfum qui leurs est propre. Au coin, à droite, entre le panier de basket du fils de la voisine & la vieille 206 du monsieur de la 7, un corps. Une jeune fille serait plus juste. Elle est recroquevillée & est agitée de tremblements. Un monsieur est penché au dessus d'elle.
« - Putain, mais qu'est ce que tu croyais ? Ne me dit quand même pas que t'y a crus. T'y a cru, hein ! Pauvre conne va. Heureusement qu'j'suis la pour te remettre sur terre. Ce n'est pas avec des rêves & de l'espoir qu'on survit ici. J'pensais pourtant qu'tu l'avais compris. Tu me déçois, mais putain attend, tu l'as vu ce mec ? Un beau parleur rien de plus ni moins, au bout de trois jours il t'aurait lâché, alors que Moi. Moi j'ai toujours été là pour toi. Moi, je sais ce qui est bien ou pas. Tu comprends ça aussi ? Ce n'est pas parce que j'te mets quelque coups parfois le soir, que j'suis un salaud moi. Ca fait dix-neuf ans, dix neuf ans que j'te nourris & t'apprends la vie. Toi pour me remercier tu te tire avec le premier salaud qui se présente, j'suis censé en penser quoi, moi ? Sale gamine. Tu vas voir... »
Une ruelle. Des vieux journaux, des poubelles & des cris de jeune fille. Un homme frappant un corps, l'homme est bourré, la fille en larme. Elle a mal, mal, & pourtant rien n'y fera. Elle l'avait sa sortie. & elle l'a perdue. Pauvre idiote, pense-t-elle. L'homme rie, il aime la battre cette gamine. Il a l'impression d'être enfin quelqu'un. De retrouver ce qu'il a perdu. La voisine de la fenêtre 6 s'est endormie. Une voiture passe deux rues plus loin. Un écriteau, indiquant le nom de la ruelle. Boulevard of broken dream.


# Posté le mercredi 15 juillet 2009 13:14

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 11:06

Ephémère, le temps d'une note en fa majeur. [ Il ne restera pas ]

 Ephémère, le temps d'une note en fa majeur. [ Il ne restera pas ]
Ca tambourine au carreau. Comme un appel au bonheur. Ligne 7, numéro inconnu. Le plafonnier clignote. L'ampoule va me lâcher dans la soirée ; l'inconnu a raccroché. Il y a un beau nuage gris au dessus du canapé. C'est la pluie qui toque à la porte. Trois coups, & le téléphone vibre. Encore un message du service détresse, c'est toujours la guerre en Irak. France télécom n'assure pas le service après vente. Tu ne loupes pas grand choses. Le plafond a juste changé de couleur, & la porte d'entré est détraquée. Le vent est toujours la, jouant de sa force dans les feuillages. La prochaine navette direction lune est vers dix-huit heures m'dame. Dans mon monde à moi, les nuages sont en barbe à papa, & le bonheur frappe à ta porte. Les avions n'explosent pas en chemin dans une tour. Tu savais que les hommes avaient une date limite de consommation ? Au bout d'un certain temps, c'est comme les pommes, ça devient ridé & parfois c'est mieux ainsi ; tout dépend de l'homme. Les pommes ridées sont souvent moins mangées par les hommes. La mort, elle, ne fait pas la difficile, elle en mange à tout âge, des hommes, des femmes, des enfants, du moment que la toile est déchirée. La toile de la vie, celle de l'araignée du coin. Qui tisse, tisse, à s'en écorcher les phalanges. Toi aussi, tu soufflais sur les pissenlits quand t'étais p'tit ? C'est humainement stupide, mais tu es humain, c'est normal. T'aimes les feux de camps ; allongé dans l'herbe & toucher le bonheur du bout des lèvres ? Dis-moi, tu aimes chuchoter dans le noir ? Toi aussi ton esprit c'est un beau bordel ? Tu crois que c'est comment les martiens ? Un peu comme sauter dans le vide, ou se noyer dans un verre d'eau. Ici, on étouffe, l'humanité s'étrangle à deux mains dans la joie. On organise un meeting sur mars, ramène toi ! L'prochain qui m'sort ça, j'lui colle un bisou sur chaque joue.

# Posté le samedi 27 juin 2009 19:31

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 11:06

TOY.

TOY.
La danseuse en papier carton dans la boite à musique. Les bagues en plastiques & les robes de poupées. Le service de dinette & les œufs sur le plat. L'histoire d'amour torride du playmobile. L'éléphant blanc qui mangeait des cerises. Le panier de linge sale, les mains couvertes de peinture. Veuillez insérer une pièce ... La danseuse en carton dans la boite à musique. Elle tourne, tourne sur elle-même. Le soleil la réchauffe; transperce sa peau de carton. Les playmobiles s'amassent; un paquet de stupide playmobile amoureux, qui sont incapable de se serrer la main, & dispensé de coude. La ronde du train de bois habité par un conducteur sans jambe & collé à son siège. Veuillez insérer une pièce ... Les barbies, toute blonde, parfaite & amoureuse du même ken. La boite à musique. Les surprises kinder, les coloriages multicolores. Les jouets en tas sur le parquet. ranger ? On ne peux pas ranger le monde; mettre la guerre au sale, les suicides au placard & la pauvreté dans la machine à laver. Le parquet soupèse le poids de la vie. La danseuse qui tourne encore, la ritournelle qui s'essouffle. La terre tourne sur elle-même & s'essouffle. Train, voiture, avion, camion. Tuuuut, tuuuut. Accident. 234 morts & 24 survivants. Le conducteur sans jambe est mort. L'infernale ronde de la vie. Playmobile, humain, petite main. Prend ma main & la lâche pas, j'ai peur du noir. Grandi un peu ! La danseuse ensevelie sous la poussière ...La terre s'essouffle; prend ton playmobile, on va sur Jupiter .

# Posté le jeudi 11 juin 2009 11:44

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 11:06